EDWARD'S LECTURE NOTES:
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C O U R S E 
Introduction aux éthiques philosophiques
François Dermange, University of Geneva
https://www.coursera.org/course/ethique
C O U R S E   L E C T U R E 
La critique de la conscience
Notes taken on June 28, 2017 by Edward Tanguay
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la conscience est le siège de ce qui en nous nous oblige à suivre notre devoir
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on peut douter que la conscience puisse faire cela
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Adam Smith
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les personnes d'un groupe social estiment en conscience être leur devoir, correspond en réalité à ce qui naît de l'interaction de ces personnes entre elles
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les grands marchands, qui ne rencontrent que des grands marchands et la conscience du petit peuple, qui vit en Écosse à cette époque, est assez différente
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Kant
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la conscience nous révèle notre devoir
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une longue tradition philosophique et même théologique
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au XIXe siècle, il y aura trois grands courants qui vont contester cette centralité de la conscience
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chacun de ces trois grands maîtres du soupçon vont ébranler la centralité de la conscience ou le caractère de la conscience
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1. Marx
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la religion, les lois, mais aussi la morale, sont autant de traductions de préjugés bourgeois qui en réalité traduisent des intérêts bourgeois
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les lois de la conscience prises dans le secret de son cabinet intérieur, eh bien, ne me révèlent pas un devoir universel et contraignant comme le pense Kant
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2. Nietzsche
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il n'est pas évident non plus que la conscience soit transparente à elle-même
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il n'est pas évident que ce que dit la conscience soit plus vraie que ce que dit la conscience de quelques hommes d'exception, qui pensent autrement que la grande masse des gens
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comment savoir nous écoutons la voix de notre conscience, et est-ce que nous l'écoutons comme un brave soldat qui lui obéit
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est-ce que nous écoutons comme une femme qui aime la voix de celui qu'elle entend
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est-ce que nous l'écoutons simplement comme un imbécile parce qu'on nous a dit de penser comme ça
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la conscience ne permet pas de manière assurée, de penser véritablement ce qui m'est commandé moralement
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3. Freud
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la conscience me fait connaître de moi-même n'est que la face émergée de l'iceberg
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elle me livre des éléments assez incertains, sur ce que je suis et du coup sur mon devoir moral
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tout le but de la psychanalyse est précisément de faire émerger le moi entre le surmoi et le ça
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le surmoi est cet idéal moral qui pourra m'être imposé, un idéal inaccessible, un idéal hors d'atteinte, tant il est élevé et qui ne fera que m'asservir
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mes pulsions qui m'asservissent aussi en niant ma liberté
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le moi ce sera la manière pour le sujet entre ses deux maîtres sévères pour trouver sa place, son autonomie
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il ne suffit pas simplement de se concentrer pour écouter ce que dit sa conscience pour savoir quelle est la place du moi
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probablement, la plupart du temps, ce qu'on écoutera dans sa conscience c'est beaucoup plus le surmoi que le moi
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mais il y a une autre raison sans doute, plus importante encore: la rationnalité scientifique
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pour Kant, on ne peut pas fonder la morale, sur des préjugés métaphysiques, qui nous dirait ce qu'il nous faut penser sans que ce soit argumenté
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et on ne peut pas non plus fonder la morale sur la science
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pour une raison méthodologique simple, c'est que la science porte des liens de cause et d'effet
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la morale va commencer avec la liberté et capacité de penser que le monde puisse être autrement qu'il n'est
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la nécessité de penser la liberté humaine comme base de la morale disqualifie la possibilité de la fonder sur la science
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tout ce qui ne repose pas sur l'étude d'inférence logico-mathématique par l'induction de l'étude des faits et des phénomènes paraît être renvoyé par la science à une subjectivité arbitraire
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vous ne pouvez pas avoir de savoir fondé s'il n'est pas scientifique
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tout ce qui ne serait pas scientifique ne serait pas fondé et ne serait donc pas vrai
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la rationnalité scientifique pousse l'éthique simplement à relever de la sphère privée tandis que les questions véritablement importantes
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les questions publiques ne doivent être réglées que par des questions scientifiques